L'INHUMAINE Marcel L'Herbier (1924) | Édition Prestige Blu-ray + 2 DVD
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- Présentation
- Synopsis
- Contenu
- Bonus vidéo
- Caractéristiques
- Notre avis et critiques
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Véritable cathédrale cinématographique de l'Art Déco, L'Inhumaine constitue l'une des œuvres les plus ambitieuses et visuellement révolutionnaires du cinéma muet mondial. Conçu par Marcel L'Herbier comme « un résumé provisoire de toute la recherche plastique en France », ce film-manifeste préfigure de deux ans l'Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925 — celle-là même qui donnera son nom au mouvement Art Déco.
L'Herbier ne se contente pas de filmer : il orchestre une symphonie visuelle où convergent l'architecture, la peinture, la sculpture, la haute couture, la musique et la danse. Pour y parvenir, il s'entoure d'une constellation d'artistes dont les noms résonnent encore aujourd'hui comme autant de sommets de la création française du XXe siècle.
Cette édition Lobster Films propose une restauration historique reconstituée pour la première fois d'après le négatif original, avec les teintages d'époque invisibles depuis 1924. Une résurrection à l'image de celle que le film met en scène — quand la technologie au service de l'art permet de redonner vie à ce qui semblait perdu à jamais.
Format : BLU-RAY + DVD | Audio : Intertitres français | Condition : NEUF. -
Claire Lescot, cantatrice impérieuse et énigmatique, semble mépriser l'humanité tout entière. Dans sa somptueuse demeure Art Déco où se presse le Tout-Paris, elle règne sur une cour de prétendants venus lui offrir tous les trésors du monde : un maharadjah mystérieux, un aristocrate désabusé, et surtout Einar Norsen, un jeune ingénieur suédois éperdument amoureux.
Fou d'amour mais ignoré par la belle qui ne songe qu'à dominer ses admirateurs, Einar simule son suicide en précipitant sa voiture dans un fleuve. Bouleversée par le drame, submergée par la honte et le scandale, l'« inhumaine » découvre enfin sa propre humanité. Mais la jalousie du maharadjah Djorah de Nopur se révèle mortelle : Claire est mordue par un serpent venimeux dissimulé dans un bouquet de fleurs.
Transportée moribonde dans le laboratoire futuriste d'Einar — décor cubiste hallucinatoire signé Fernand Léger —, elle sera ramenée à la vie par une machinerie extraordinaire. Cette séquence de résurrection, kaléidoscope d'effets visuels inédits, préfigure la science-fiction moderne et inspirera directement Fritz Lang pour la création du robot Maria dans Metropolis trois ans plus tard.
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Cette édition prestige comprend 1 Blu-ray et 2 DVD présentant le film dans sa version intégralement restaurée avec restitution des teintages d'origine. Deux partitions musicales sont proposées au choix : celle d'Aidje Tafial, composition originale s'inspirant librement de Darius Milhaud, et celle du Alloy Orchestra, accompagnement orchestral moderne d'une grande puissance évocatrice.
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• « Au cœur des rushes de L'Inhumaine » par Mireille Beaulieu — Un documentaire exclusif qui plonge dans les archives de la production et révèle les coulisses de cette aventure artistique hors normes.
• « Autour de l'enregistrement de la musique d'Aidje Tafial » — Le making-of de la création de la nouvelle partition, témoignage précieux sur l'art délicat d'accompagner le cinéma muet.
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Format vidéo : Blu-ray 1080p HD / DVD PAL — Teintages d'origine restaurés
Format audio : Stéréo 2.0 PCM — Deux partitions musicales sélectionnables
Langues : Intertitres français et anglais
Durée totale : 156 minutes (film et bonus)
Zone : Blu-ray Zone B / DVD Zone 2 PAL
Public : Tous publics
Code EAN : 3760130460583
Éditeur : Lobster Films — Distribution Potemkine. -
🎥 Marcel L'Herbier, le démiurge des formes
Né en 1888 dans une famille aisée, Marcel L'Herbier abandonne des études de droit pour se consacrer d'abord à la poésie symboliste, puis découvre dans le cinéma le médium capable de réaliser son rêve d'art total. Théoricien autant que praticien, il défend le concept de « cinégraphie » — l'idée révolutionnaire que le cinéma possède un langage visuel propre, irréductible au théâtre filmé.
Avec L'Inhumaine, il atteint l'apogée de sa période expérimentale. Chaque plan est pensé comme un tableau, chaque séquence comme une composition musicale. Le cinéaste teintait lui-même ses films à l'époque, déterminant avec une précision maniaque les gammes de couleurs et les effets spéciaux qui devaient transfigurer l'image. Cette restauration permet enfin de retrouver sa vision originale.
Sa carrière s'étendra sur sept décennies — un record absolu — jusqu'à son dernier documentaire en 1975. Entre-temps, il aura réalisé L'Argent (1928), adaptation magistrale de Zola, et fondé l'IDHEC, école qui formera des générations de cinéastes français. Mais L'Inhumaine reste son chef-d'œuvre, le film où son ambition atteint son expression la plus pure.
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🌟 Georgette Leblanc, la diva visionnaire
L'actrice principale de L'Inhumaine n'est autre que la sœur de Maurice Leblanc, le créateur d'Arsène Lupin. Mais Georgette fut bien plus qu'une simple comédienne : cantatrice reconnue, elle créa notamment le rôle d'Ariane dans l'opéra de Dukas Ariane et Barbe-Bleue, et fut pendant vingt-trois ans la compagne du dramaturge symboliste belge Maurice Maeterlinck, Prix Nobel de Littérature 1911.
Leur salon parisien réunissait Mallarmé, Rodin, Anatole France, Camille Saint-Saëns. Elle vécut dans l'abbaye de Saint-Wandrille qu'ils avaient restaurée ensemble, y organisant des représentations théâtrales immersives avant l'heure. Une femme d'exception, dont le destin romanesque se prolongea jusqu'au phare de Tancarville où elle finit ses jours aux côtés de l'éditrice américaine Margaret Anderson, fondatrice de la revue The Little Review qui publia Joyce et Hemingway.
Ce que peu de gens savent : Georgette Leblanc a financé la moitié de la production de L'Inhumaine en échange du rôle principal et d'un droit de regard sur le scénario. Elle avait alors 55 ans et jouait face à Jaque Catelain, de 28 ans son cadet. Cet écart d'âge assumé n'est pas un hasard : il renforce magistralement le thème central du film, celui d'une femme qui domine ses prétendants par la seule puissance de son aura.
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🎨 Une dream team artistique sans précédent
Pour réaliser son ambition de « synthèse des arts », L'Herbier réunit une équipe dont la liste donne le vertige :
Robert Mallet-Stevens conçoit les architectures extérieures, notamment la villa de Claire Lescot et le laboratoire d'Einar Norsen. L'architecte, qui n'a alors encore rien construit, utilise ces décors comme un véritable laboratoire. On y reconnaît déjà le vocabulaire formel qu'il déploiera dans la Villa Noailles à Hyères et dans la rue qui porte aujourd'hui son nom à Paris. Le cinéma lui permet d'expérimenter librement, de faire passer la fiction à la réalité.
Fernand Léger, le maître du cubisme « tubiste », crée l'intérieur du laboratoire — un décor hallucinatoire fait de formes géométriques, de cadrans démultipliés, de mécanismes énigmatiques. C'est un tableau en trois dimensions où les acteurs évoluent comme des figures dans une composition abstraite. La même année, Léger réalise son film expérimental Ballet mécanique, autre jalon de l'avant-garde cinématographique.
Alberto Cavalcanti, futur grand réalisateur brésilien, et Claude Autant-Lara, qui deviendra l'un des maîtres du cinéma français d'après-guerre, signent les décors intérieurs. On leur doit notamment la salle à manger légendaire où la table des convives est entourée d'eau dans laquelle barbotent de véritables cygnes — image surréaliste qui résume tout l'esprit du film : le luxe poussé jusqu'à l'irréel, l'art transformant le quotidien en spectacle permanent.
Paul Poiret, le « King of Fashion » qui libéra la femme du corset dès 1906, habille Georgette Leblanc de créations somptueuses. Chaque costume est une œuvre d'art, chaque apparition de la diva une entrée de tableau vivant. Poiret donnait alors les fêtes les plus extravagantes de Paris ; son goût pour l'orientalisme et la couleur pure trouve dans L'Inhumaine son expression cinématographique parfaite.
Pierre Chareau et Michel Dufet créent le mobilier, tandis que le sculpteur Joseph Csaky apporte sa touche cubiste aux éléments décoratifs. Jusqu'aux intertitres, signés par le graphiste, tout dans ce film respire l'excellence artistique des Années folles.
Darius Milhaud, enfin, composa la partition musicale originale — œuvre percussive et avant-gardiste dont la perte, lors d'un naufrage pendant la Seconde Guerre mondiale, reste l'une des grandes tragédies du patrimoine musical français.
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🔥 L'émeute du siècle : quand le film capture l'histoire
Voici peut-être l'anecdote la plus extraordinaire de l'histoire du cinéma. La scène du concert scandaleux au Théâtre des Champs-Élysées n'est pas une reconstitution — c'est un véritable événement historique filmé sur le vif.
Le 4 octobre 1923, le compositeur américain George Antheil donne un récital de ses pièces avant-gardistes : Mechanisms, Airplane Sonata, Sonata Sauvage. Le Figaro avait annoncé que le concert serait filmé et qu'une émeute était « non seulement attendue mais souhaitée ». L'Herbier et son équipe sont là, caméras en place.
Et quelle salle ! Dans les fauteuils et les loges, on reconnaît Igor Stravinsky et Serge Diaghilev, témoins du scandale du Sacre du Printemps au même endroit dix ans plus tôt. Jean Cocteau et Erik Satie sont venus en provocateurs, prêts à attiser les flammes. James Joyce porte son bandeau noir sur l'œil. Ezra Pound s'échauffe. Pablo Picasso observe. Man Ray, Joan Miró, Marcel Duchamp sont là aussi. Aaron Copland, Ford Madox Ford, le Prince de Monaco et la Princesse de Polignac complètent ce tableau inouï.
L'émeute éclate comme prévu. On crie, on siffle, on lance des objets. Man Ray frappe quelqu'un au premier rang. Les chaises volent. Antheil, selon sa légende, joue avec un pistolet posé sur le piano. Le tout est capturé par les caméras de L'Herbier et intégré au film. Ce que vous voyez à l'écran n'est pas du cinéma : c'est l'avant-garde parisienne en action, documentée pour l'éternité.
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🤖 Père de Metropolis : l'influence fondatrice
La scène de résurrection dans le laboratoire de Fernand Léger constitue l'un des moments les plus visionnaires du cinéma muet. Quand le savant Einar met en route sa machinerie pour ramener Claire à la vie, l'écran explose en un kaléidoscope d'effets visuels : surimpressions vertigineuses, montage frénétique, formes géométriques tournoyantes, teintes orangées qui évoquent l'énergie pure.
Fritz Lang voit L'Inhumaine lors de sa sortie en 1924 — l'année même de son voyage à New York qui lui inspirera sa vision de Metropolis. La filiation entre les deux films est évidente et documentée par les historiens du cinéma. La scène où le savant Rotwang donne vie au robot Maria, avec ses éclairs électriques et ses machines démentes, est directement inspirée du laboratoire de Léger.
Les deux œuvres partagent le même thème de la technologie défiant la mort, le même éclat visionnaire des décors futuristes, la même ambition de faire du cinéma un art total. Mais L'Inhumaine précède Metropolis de trois ans. C'est le film français qui ouvre la voie au chef-d'œuvre allemand, lui-même matrice de toute la science-fiction cinématographique à venir.
L'architecte viennois Adolf Loos, figure majeure du modernisme européen, écrivit après avoir vu le film : « L'Inhumaine dépasse l'imagination. En sortant de la voir, on a l'impression d'avoir vécu l'heure de la naissance d'un nouvel art. »
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📺 La première télévision du cinéma
Marcel L'Herbier, passionné par le progrès technologique, fait figurer dans L'Inhumaine un étrange appareil hybride, croisement de radio et de cinématographe, désigné dans les intertitres par le terme de « télévision ». Nous sommes en 1923 : la télévision n'existe pas encore, sinon dans l'imagination des inventeurs et des romanciers.
La séquence est stupéfiante de prescience : Einar diffuse le concert de Claire au monde entier via son appareil, et montre sur un écran les visages des auditeurs qui l'écoutent aux quatre coins du globe. Un siècle avant le streaming et les visioconférences, L'Herbier avait imaginé notre monde connecté.
C'est très probablement la première mention au cinéma de cette technologie qui allait révolutionner le XXe siècle. Une raison de plus de considérer L'Inhumaine comme un film prophétique.
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💎 Pourquoi cette édition est indispensable
Cette édition Lobster Films, aujourd'hui épuisée et introuvable dans le commerce, constitue un objet de collection majeur pour plusieurs raisons.
C'est d'abord la seule restauration réalisée à partir du négatif original avec restitution des teintages d'époque, invisibles depuis un siècle. Voir L'Inhumaine dans cette version, c'est retrouver le film tel que L'Herbier l'avait conçu — chaque séquence transformée en tableau vivant par le travail méticuleux du cinéaste sur les couleurs.
C'est ensuite un témoignage irremplaçable sur l'effervescence artistique des Années folles. Aucun autre film ne réunit autant de génies créatifs : Léger, Mallet-Stevens, Cavalcanti, Autant-Lara, Poiret, Milhaud... Posséder L'Inhumaine, c'est posséder un fragment de cette époque prodigieuse où Paris était la capitale mondiale de l'art.
C'est enfin une œuvre pionnière dont l'influence sur le cinéma mondial reste immense. Sans L'Inhumaine, pas de Metropolis. Sans cette scène de résurrection cubiste, pas de création du robot Maria. Pas de Blade Runner, pas de Matrix, pas de tout ce que la science-fiction cinématographique a produit depuis.
Face à la montée du streaming et à la dématérialisation des œuvres, cette édition physique représente bien plus qu'un simple support : c'est un écrin pour un chef-d'œuvre, un objet d'art qui prolonge et honore l'œuvre qu'il contient. Un siècle après sa création, L'Inhumaine continue de fasciner et de surprendre. Ce film n'a pas pris une ride — il était simplement en avance sur son temps.
« Le cinéma est le résumé provisoire de tous les arts. »
— Marcel L'HerbierDVDCULTE.com
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